Si nous abaissions le ciel
Nul besoin nos cous n'auraient de se tendre
Ainsi nos prières mêleraient les nuages à la fange
Là enfin se nouerait l'infini aux songes de nos ténèbres
*
Ce qui est proche ne voit pas l'abime qui sépare
Et les lointains n'ont garde de ce qui les rapproche
Sans voir uniquement nous annulons
Seul ce qui regarde éloigne ou rapproche
*
De l'océan l'eau se retirera
Et la barque échouera
Ton ombre avide d'os et de poussières
Et tu dis : "Viens donc, viens donc avec moi"
*
La demeure où nous aimons
La soif de la soif
L'eau de l'obscur
Puis à nouveau le désert sur mes lèvres
"Seul ce qui regarde éloigne ou rapproche"... J'écrivais, voilà trente ans, je crois: "Quand j'aime l'oeil de celui qui regarde, je suis complice du paysage".
RépondreSupprimerpuisque l'œil est auprès des choses et aussi dans les choses qu'il regarde..
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