dimanche 8 février 2015

Poèmes du Minuscule et de l'Insignifiant (61)

Il y a des mots qui luttent contre la nuit
Des lettres terroristes qui abattent les ombres
Des murs venimeux qui assaillent les clartés
j'aimerai savoir ce qui vaut
Dans le gris du ciel qui nous fait naitre
Au delà des abîmes où baigne le sens

Des mots et du verbe
Comme un rempart face à ce qui se dit
Une voix enfin où scintille ce qui se peut
Devant ce qui se comprend
Les traces molles du sang
Sur le sable des troupeaux

Je n'ai d'autres pays
Que le Seul
Celui qui dort hors du monde
Dans la lumière invisible
Qui nourrit le visible
L'avenir n'est pas de mes propriétés
Et le présent est la couche où je ne dors pas

Du passé seulement 
J'espère naître informe
D'une mort qui est déjà là.

2 commentaires:

  1. Je crois que les mots sont difficiles et traîtres...

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    1. Le problème, c'est qu'il faut des mots pour le dire et comme ils sont traitres ...
      Comme disait l'autre "A l'encyclopédie les mots.."

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