Paroles des confins, bruissement du voilé et du retiré...Aux confins, le Midi sans ombres, l'imperceptible fraicheur lumineuse qui manque toujours aux soifs qui veulent....Paroles étrangères, les brumes grises des horizons, brise, brise inconnue qui sonne dans l'ouï et le dire qui s'incline devant ce qui se tait et agite les langues...
Les confins comme une étreinte marine, comme une articulation du silence, comme ce qui germe dans les mains brûlantes de ce qui passant laisse ce qui est passé...Et en soi toujours la trace des lointains, la source immobile des paysages absents et des visions poreuses...
Je veux ce que respirent les confins, le souffle des algues sur des colonnes de sel, le rire des îles qui veillent dans nos regards sur ce qui crie en eux et ce qui se mire dans le murmure de leurs eaux...Ô confins des nuits...Et la plume qui danse comme une méduse nocturne dans l'invisible noirceur de nos fables...
Je veux ce qui s'éveille dans ce qui dort, une terre d'ailleurs, un ciel étranger...et m'étendre doux au seuil de la parole, auprès de la demeure aimée du verbe qui enfièvre les choses...Suivre la route des ports où se consolent les mâts de misère et les voiles séparées du vent...et à quai le sommeil des confins dans le ventre des femmes et l'appel du dehors comme un écho des chairs secrètes...
Et l'anneau qui exhorte, l'anneau qui flotte sur les pierres, l'anneau qui nomme nos songes, l'anneau dont la grandeur se passe de racines, l'anneau des confins, en nous et hors de nous, l'anneau offert aux reflets de ce qui rompt les miroirs...Les lèvres du monde se sont refermées sur les hanches des mers...
Et l'anneau qui exhorte, l'anneau qui flotte sur les pierres, l'anneau qui nomme nos songes, l'anneau dont la grandeur se passe de racines, l'anneau des confins, en nous et hors de nous, l'anneau offert aux reflets de ce qui rompt les miroirs...Les lèvres du monde se sont refermées sur les hanches des mers...
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