mardi 3 mars 2015
Poèmes du Minuscule et de l'Insignifiant (67)
Ce qui vit...
Coeurs de verre qui s'inclinent
humiliés dans ce qui vit par ce qui blesse
à nouveau la blessure
Et ce qui s'écoule dans les os
l'effroi aux écailles marines
malgré pourtant
Les dunes de fièvres fleuries. Les échos muets où rêvent les tarentules.
Et les silences de nuit au fond des pierres blanches.
Tout est proche et tout est lointain.
Et les voix du soir qui hèlent
les lueurs d'où les poussières appellent.
*
Que le temps pendant que...
Il n'y aura pas de chants
qui résonneront dans tes plaines
ni d'appels qui héleront
les ombres que tu auras défaites
lorsque ton pas se sera arrêté
Plaines ardentes, plaines sèches, plaines barbares
il n'y aura rien où te mettre encore
et ton nom lui-même sera encore trop large
pour le dehors qui persévère
sombre et sans limites
N'empêche alors
que je vive pour vivre
et que le temps éduque pour moi
la coupe des mots miellés
où mes lèvres baiseront la bouche
de la dernière rose.
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" Baiser ! Rose trémière au jardin des caresses "
RépondreSupprimerVerlaine le savait bien, qu' il existe des roses sans épines..
:)
et pas d'absinthe sans gueule de bois -))
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