jeudi 19 mars 2015

Rumeurs des Jours et de la Nuit (64)


Des flèches blanches glissent
Gonflées de l’halenée salée
Des crêtes se retournent et s’enroulent
Sous les orbes bleus
Dévorée par le feu

Goutte à goutte
Ta peau s’écoule
Se retourne et s’enroule
Comme l’haleine brûlante
Sous les crêtes blanches.

*

Les saisons ont leur humeur
Blanches ou  écarlates
Elles ignorent ce qu’elles sont :
Dans l’été grossit la jeunesse de l’automne
Et un printemps soudain se masque d’hiver

Leurs promesses sont les vapeurs
Que tu aspires
Comme la cocaïne du pauvre
Au bout d’un comptoir nu
Dans des journées sans heures

Ignores-tu donc ?
Deux mots adressés
A la présence inconnue
Qui t’assiège de tout côté
Et te voilà sauvé.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire