Tout au long des saisons
Comme
un flot de syllabes
Qui
arrive aux lèvres
De
mon cœur asséché
Tout
au long des saisons
Où
j’ai chanté de travers
Les
rumeurs sèches
Qui
assoiffaient mes joues
Tout
au long des saisons
Où
tout revient
Les
pertes et les gains
Et
le pendule qui va et vient
Tout
au long des saisons et des jours
Comme
des ruisselets d’heures
Qui
s’écoulent entre les branches
Où
se posent les grands cygnes noirs
A
rester là sans attendre
Sans
me savoir dans le jeu
Où
les coups claquent
Et
les fusils fument
Au
bord des saisons de verre
Les
paons du jour plantent
Dans
mes oreilles encombrées
Les
paroles muettes du vent d’avril
Et
j’ai vu Carthage aux filles faciles
Hamilcar
flottant sur ces éléphants blancs
Dans
ce verre de tourbe et d’alcool
Où
survivaient mes nuits blanches
Au
bord des saisons de verre
Qui
brûlent mon cœur glacé
Coulent
d’obscures pensées
Et
je suis sans force
Devant
l’aube qui meurt