dimanche 2 novembre 2014

Poèmes du Minuscule et de l'Insignifiant (49)

Il y a dans ma poitrine

Des oiseaux de tropique
Aux cils d'alouette

Comme tes yeux
Lorsque le vent souffle sous leurs ailes

Des citronniers géants
Aux lèvres d'océan

Comme ta bouche
Lorsqu'elle embrasse mon sommeil

Des mandragores de dunes
Aux figures changeantes

Comme ton visage
Lorsqu'il est source et reflet



Il y a dans ma poitrine

Des fossiles de sel
Aux silhouettes d'archange

Comme tes mots de nacre
Lorsque, le soir, ils reposent dans mes mains

Des fougères immobiles
Aux silences de givre

Comme tes silences obscurs
Lorsque ma besace se vide de tes baisers

De vastes fleuves
Aux estuaires en fleur

Comme ton corps
Lorsqu'il s'ouvre à la nuit


Il y a dans ma poitrine
Les frissons glacés
D'un vieillard qui vient
Et qui enterre son coeur.







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