Il y a dans ma poitrine
Des oiseaux de tropique
Aux cils d'alouette
Comme tes yeux
Lorsque le vent souffle sous leurs ailes
Des citronniers géants
Aux lèvres d'océan
Comme ta bouche
Lorsqu'elle embrasse mon sommeil
Des mandragores de dunes
Aux figures changeantes
Comme ton visage
Lorsqu'il est source et reflet
Il y a dans ma poitrine
Des fossiles de sel
Aux silhouettes d'archange
Comme tes mots de nacre
Lorsque, le soir, ils reposent dans mes mains
Des fougères immobiles
Aux silences de givre
Comme tes silences obscurs
Lorsque ma besace se vide de tes baisers
De vastes fleuves
Aux estuaires en fleur
Comme ton corps
Lorsqu'il s'ouvre à la nuit
Il y a dans ma poitrine
Les frissons glacés
D'un vieillard qui vient
Et qui enterre son coeur.
Le phoenix renaît toujours de ses cendres.
RépondreSupprimer... et le poème est superbe.
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