samedi 8 novembre 2014

Poèmes du Minuscule et de l'Insignifiant (50)

L'ombre sur ton épaule
Et la mêlée des douleurs
Partout qui domine ton corps
Et ses râles pâles

Souffrances infécondes
Et leurs voiles royales, immenses
Et les perles et les rubis
Comme l'écume qu'elles glissent sous tes yeux

Sur cette mer sans naissance
Où ta soif s'éteint
Comme une faim qui se dévore
Les messages inconnus des horizons disparus

Que disent les choses lorsqu'elles sont mortes ?
L'agonie tue de ce qui vit
Et un enfant qui dort parmi ses ancêtres
Les détresses dont il est le fruit

Et quand sous les larmes
Où ton visage informe s'efface
Le temps bascule
Et le point se coud où plus rien ne bouge.


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