Une intensité faible et disséminée,
Une compacité divisée,
Répartie, émiettée
Les poussières comme système
totalitaire
Chacune de ses unités
Des meutes,
Des hordes serait plus juste.
Foules hésitantes ou pellicule du temps
Protestation contre l’unité
Mais aussi négation du stable
Et de l’instable,
L’oscillation et l’inertie
S’aiment en elles
Pour enfanter un destin.
Avec les poussières
On ne sait jamais
Combinaisons subtiles
D’indécisions temporaires
Et d’immobilités transitoires
Nomades sceptiques
Elles courtisent l’abstention.
Rien ne les empêche
Imperceptibilités omniprésentes
Sceptiques et résistantes à l’action
Elles sont l’âme des choses
Comme marées du monde incessant
Elles viennent et reviennent.
Particules entêtées et obtuses
Elles persistent et insistent
Continuellement asservies
Elles ne dépendent cependant
Ni du temps,
Ni des âges,
Ni des circonstances.
Résidu des choses
Choses des choses
Legs de la terre
Et legs fait aussi à la terre
Leur devenir courbe
Possède la sagesse idéale
Des systèmes clos.
Belle réflexion sur ces poussières... J'aime les voir sous cet angle-là, mais ce n'est pas un angle non plus.
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