Les chemins d'abîme rampent dans la présence silencieuse et sous les toits si peu les remarquent. Ils sont pourtant chemins d'asile lorsque l'ennui des roses a posé ses pétales sur les façades de demain. Flottant et sans voix, ils courent d'une terre à l'autre en se couvrant de neige et font leur nid sous la glace parmi les étoiles éteintes où couchent les déserts suspendus aux corolles de chair. Ils prennent leurs ailes aux crépuscules des fins et, se dissipant là où vit encore le temps, brûlent de la clarté des nuits les nerfs vibrant encore tout bas dans le bruissement des corps.
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