...Hors frontière, illimitrophes confins, seulement l'invocation répétée du divin, sans séparation ni bordure, au delà de l'extrême, ni Orient ni Occident, Confins à la lumière indivisible, invisible matrice du visible où tout naît...Confins nourriciers, Terre de Moïse, berceau d'Ur...Source de la Source vive où gisent les secrets et les voiles de ce qui siège devant nos yeux assoiffés...
Le chemin des ports est chemin de lune, passage du vide vers le plein, du plein vers le vide, du relatif vers l'absolu sous le ventre du ciel à l'amour d'airain...Amour d'airain, amour de craie...
Dormir du sommeil des plumes pour faire surgir le monde d'entre les lettres
L'aube attend et pose ses épaules impériales sur les basses mers où se reposent les vents d'ivresse. L'espoir est cette nuit où se mirent les feux sans fard et là seulement ondulent en vagues incessantes les champs d'ivoire blêmes que boivent les ivrognes lorsque les anges sortent de leur haleine.
Dormir dans le silence de la grâce et les rêves qui s'évadent de la matière
...Nous cherchons l'inborné et la surface. Sur la peau de l'infini, la chaleur et la femme, ces deux soeurs, cette nef du monde où se réunit ce qui divise et ce qui rend présent l'obstacle enfin rassemblé comme deux impuissances dans la même solitude...
Et de tes rives maîtresses que puis-je absorber sans blesser tes berges souples
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire