Patience des confins, patience de la ronce qui tamise, étincelante comme les filles du soufre, les déchirures du ciel sur les sables d'aboi des vaisseaux de détresse
Patience de l'écume dans des nids de herses crues qui hachent, amantes des nerfs morts, à vif, ce qui reste des corps avec les lettres sucrées qui les ont élevées
Patience de l'aspic au revers des feux où frayent les sirènes, émues des abysses des jours, entre les yeux des rivages innommés qui reposent, nus, comme la pluie, entre les côtes des hommes
Patience des femmes au seuil des havres qu'enchantent les orages murmurant dans la neige avec les larmes de drame que guettent les enfants
Patience des coeurs où s'attablent les mers suppliant des ports neufs de briser leurs marées et remplir de mots la brûlure de leurs vagues
Patience du miel qui espère dans la fleur la naissance du sucre à la levée du midi
Patience du temps bâillant dans ses replis de soie où s'achèvent les croyances.
"Patience du miel", "replis de soie", tout de même on termine là par une caresse sucrée et douce.....
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