jeudi 23 avril 2015

Les Confins :Aux digues des lointains se recouvrent les nuits...(7)

Patience des confins, patience de la ronce qui tamise, étincelante comme les filles du soufre, les déchirures du ciel sur les sables d'aboi des vaisseaux de détresse

Patience de l'écume dans des nids de herses crues qui hachent, amantes des nerfs morts, à vif, ce qui reste des corps avec les lettres  sucrées qui les ont élevées

Patience de l'aspic au revers des feux où frayent les sirènes, émues des abysses des jours, entre les yeux des rivages innommés qui reposent, nus, comme la pluie, entre les côtes des hommes

Patience des femmes au seuil des havres qu'enchantent les orages murmurant dans la neige avec les larmes de drame que guettent les enfants

Patience des coeurs  où s'attablent les mers suppliant des ports neufs de briser leurs marées et remplir de mots la brûlure de leurs vagues

Patience du miel qui espère dans la fleur la naissance du sucre à la levée du midi 

Patience du temps bâillant dans ses replis de soie où s'achèvent les croyances.




1 commentaire:

  1. "Patience du miel", "replis de soie", tout de même on termine là par une caresse sucrée et douce.....

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