Les confins sont la couronne courbe de la terre. Ils sont l'encre d'où le monde a surgi, là et ici, hier et demain, précurseur de l'antérieur et le passé de demain s'infléchit dans l'onde des mémoires futures.
Oiseaux aux ailes suspendues dans les écrins où s'épuisent les vigueurs, les confins sont les songes des siècles qui, au travers des pages vides de nos hivers, laissent en repos nos rives sans fleuves.
Ignorer les confins et vivre sans le langage des choses, mourir à la nuit aux rivages absents, et les voeux de ténèbres dans un lit sans quête où s'espère pourtant un présent de l'ailleurs.
Je suis le reflet des confins, sans épaisseur et sans surface, un enfant de ce qui fuit, toujours un enfant de pluie sèche, où la mère dort et ses tentacules vierges qui étranglent la source d'où je viens.
Enfant des confins, comme une mer aux eaux pâles et anonymes qui appellent l'absence, j'ai vu- rien vu- ou bien des éclairs et des fusions de glace au milieu de l'amour qui se hait.
Enfant des confins aux graines mortes et aux moisissures lentes, le germe vide de ce qui ne peut naître, de ce qui s'engendre parmi les gouttes nocturnes des viols enfuis dans les matrices des mères.
Enfant des confins, emprunt de la vie, simulacre de ce que veut ce qui n'est pas, sorti des hanches comme un cloaque que cueille l'océan où meurent les fins.
J'ai dormi dans le creux de la tache et du rapt volubile, et les paroles d'amour, une geôle aux barreaux de tendresse.
D'entre les confins, ce qui aime veut ce qui détruit.
Je suis le reflet des confins, sans épaisseur et sans surface, un enfant de ce qui fuit, toujours un enfant de pluie sèche, où la mère dort et ses tentacules vierges qui étranglent la source d'où je viens.
Enfant des confins, comme une mer aux eaux pâles et anonymes qui appellent l'absence, j'ai vu- rien vu- ou bien des éclairs et des fusions de glace au milieu de l'amour qui se hait.
Enfant des confins aux graines mortes et aux moisissures lentes, le germe vide de ce qui ne peut naître, de ce qui s'engendre parmi les gouttes nocturnes des viols enfuis dans les matrices des mères.
Enfant des confins, emprunt de la vie, simulacre de ce que veut ce qui n'est pas, sorti des hanches comme un cloaque que cueille l'océan où meurent les fins.
J'ai dormi dans le creux de la tache et du rapt volubile, et les paroles d'amour, une geôle aux barreaux de tendresse.
D'entre les confins, ce qui aime veut ce qui détruit.
Les confins de l'univers, dit-on, n'existent pas: ils ne seraient que les miroirs sans tain d'une mémoire commune à laquelle nous accéderions de plain-pied en nous fixant nous mêmes la limite de nos rêves.
RépondreSupprimerMerci de ta petite promenade matinale et de tes commentaires toujours si judicieux, Jc. Si peu êtres, en effet, seulement reflets de nos rêves ou de nos cauchemars dans la grande mémoire universelle. Tout serait - il déjà passé ?
RépondreSupprimer"Regarde ton passé pour préjuger de ton avenir" entend-on! Ou "Le passé est le tremplin de ton futur". Cela m'effraye. Tremplin, de trempellare, signifie
Supprimertrembler, osciller, branler. L'avenir: onanisme ou Parkinson?