Les
siècles sont nonchalants et les millénaires paresseux.
Ainsi ils
confient aux saisons
L’oisiveté
des jours : l’indolence gagne la durée
L’imminent
s’étire et s’amincit
Au
point de se fondre et de disparaître
Dans sa
propre couche
La
lenteur déjà ralentie
Est le
mode
Du
perceptible et de l’apparent
Blême et
doux
On croit
que tout coule,
Mais
Sans
mémoire
Et
surtout sans oubli vital
La
pétrification fige l’instant dans la permanence
Tout
s’étale et s’affiche.
C’est
pourquoi
Le verbe
n’a pas de prise, il est
Comme
La
greffe qui se décolle
Il
voltige désormais sans adhérence.
Incapables
toutefois
De
renoncer à ce qui s’agite dans les flux
Et les
fluides,
Nos
joues gagnent en pâleur lorsque
Toujours
en retard sur nous-mêmes
Le sens
de l’urgence
Fait
ployer nos
Vertèbres.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire