dimanche 28 septembre 2014

Poèmes de l'insignifiance (34)




Passage de la cécité, entre deux visions
En paix dans la stabilité
Forêts lumineuses ou Dieux obscurs
Tout y clair  même les roses
Dans la nuit de Damas

Puis l'appel d'ailleurs
Un cri venu de ce qui précède
Le pas que je suis et qui me suis
L'appel de l'envol qui ignore
Encore le pas qu'il sera

Et ce qui s'abolit
Efface l'annulation même
C'est la timidité de l'être 
Et c'est l'oubli
Qui annonce l'avenir.

3 commentaires:

  1. Ce processus de l'oubli, sournois, inéluctable, qui passe par des voies que nous n'avions pas imaginées et si finement analysé par Proust.

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    1. L'oubli est aussi une chose qui peut être merveilleuse, le grand oubli au creux du grand sommeil sans nom. Une femme ou un homme incapable d'oubli est aussi une femme ou un homme incapable de vivre (et de se souvenir-)...
      Nous gardons si peu des vies antérieures de notre présent

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    2. Naturellement!

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