Murs invisibles
Murs d'ici
Ne referment rien
Sinon la lumière vide
Sur les ruines d'hier et de demain
Et dans ce chant nocturne que tu es
Je couds les tons sombres
D'une saison enfuie
Sur la pénombre froide
Des gouffres dont je me vêts
Ce qui reste hormis le néant
Des colibris muets suspendus
Aux couchers des sanglots
Et des falaises de craie
Qui glissent dans un coin du monde
Où ton regard d'eau a giflé le jour.
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