mardi 9 septembre 2014

Poèmes de l'insignifiance (29)

Prends un suaire d'anémone et pose tes yeux blancs dans les plis froids de ses vagues. Il masquera tes racines de bronze et aussi les Dieux terribles de ta jeunesse, les notes de tes mélancolies détachées comme les cristaux de janvier,  les enchantements lents que des mains patientes ont façonnés pour ton âme.
Rappelle tes jadis et tes autrefois où déjà le destin écrivait les lettres mortes de ton présent.

C'est un regard brûlé que tu as porté dans ta citadelle de papier.

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