dimanche 21 décembre 2014

Rumeurs des Jours et de la Nuit (56)


J'ai fui le jour et ses jugements
J'ai attendu la nuit

Dans ses cachots
J'ai senti la caresse
Et de ses fers et ses chaines
La liberté et l'amour

Alors
Je me suis enroulé dans son ventre

Plus tard
Je naquis de moi-même
Dans le sein de l'obscur.


                 *

L'océan est une goutte
L'infini trop petit encore pour se contenir lui-même
Je cherche l'exil
Mais il n'y a pas d'ailleurs
Et je ne sais jamais si je reste
Ou si je pars.


             









6 commentaires:

  1. On part en restant, on reste en partant.. qu' importe si l' on se sent vivre

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    1. Partir sans bouger, être nomade immobile, sédentaire dans le désert là où le diable et les fantômes se cachent. On se sent vivre.

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  2. On ne s'exile pas, on transporte avec soi ses fantômes. On peut tout juste se perdre.

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  3. Se perdre c'est se trouver et se perdre à nouveau

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  4. La lucidité éclabousse tant qu'elle effraie. Voyager dans la geôle? Dans la gnôle? "Je cherche un ailleurs" chantait Lavilliers. L'ailleurs est en nous, dans notre nuit quotidienne. Suffit d'y croire, de le dénicher, de le faire croître pour qu'il s'ébroue, émerge, naisse enfin sous toutes formes: un poème, parfois, une racine ou un souvenir. L'exil volontaire ne serait-il pas un S.O.S.?

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  5. Save Our Soul..L'exil pour sauver son âme..Ô Elbe, Saint Hélène, Guernesey...Ô Bagne de Cayenne...et devenir papillon -)

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