dimanche 21 décembre 2014
Rumeurs des Jours et de la Nuit (56)
J'ai fui le jour et ses jugements
J'ai attendu la nuit
Dans ses cachots
J'ai senti la caresse
Et de ses fers et ses chaines
La liberté et l'amour
Alors
Je me suis enroulé dans son ventre
Plus tard
Je naquis de moi-même
Dans le sein de l'obscur.
*
L'océan est une goutte
L'infini trop petit encore pour se contenir lui-même
Je cherche l'exil
Mais il n'y a pas d'ailleurs
Et je ne sais jamais si je reste
Ou si je pars.
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On part en restant, on reste en partant.. qu' importe si l' on se sent vivre
RépondreSupprimerPartir sans bouger, être nomade immobile, sédentaire dans le désert là où le diable et les fantômes se cachent. On se sent vivre.
SupprimerOn ne s'exile pas, on transporte avec soi ses fantômes. On peut tout juste se perdre.
RépondreSupprimerSe perdre c'est se trouver et se perdre à nouveau
RépondreSupprimerLa lucidité éclabousse tant qu'elle effraie. Voyager dans la geôle? Dans la gnôle? "Je cherche un ailleurs" chantait Lavilliers. L'ailleurs est en nous, dans notre nuit quotidienne. Suffit d'y croire, de le dénicher, de le faire croître pour qu'il s'ébroue, émerge, naisse enfin sous toutes formes: un poème, parfois, une racine ou un souvenir. L'exil volontaire ne serait-il pas un S.O.S.?
RépondreSupprimerSave Our Soul..L'exil pour sauver son âme..Ô Elbe, Saint Hélène, Guernesey...Ô Bagne de Cayenne...et devenir papillon -)
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