dimanche 12 avril 2015

Les Confins :Aux digues des lointains se recouvrent les nuits...(6)


Invités de l'abondance marine, les Mortels ignorent les confins;  apôtres sans doigts, ils ne sèment que graines mortes sur des arpents de silence et leur moulin tresse des ailes de crin amer. Barbare celui qui se rit des confins et excite ses limites, oublieux de l'oracle, la borne d'entre les bords chimériques. 

"Ecarter de soi ce qui convient s'il ne s'écrit dans la soif du désert et d'un geste poser l'épigraphe de la solitude dans une goutte d'encre."

Plutôt encore l'errance sur des chemins de vide que les fantômes se traînant sur l'erre du réel. Plutôt les rencontres fauves de la nuit que les légendes du vrai et ses hordes d'ennui. Or de sang, cendre d'or, sur les routes alignées s'épuisent les bourgeons mourant dans le souffle de ce qui n'est pas, Mortels pour qui les confins ne marient rien.

"S'en aller vent debout dans l'unité sauvage des océans et de la terre, et prendre le courage de finir dans ce qui n'a pas de fin"


1 commentaire:

  1. L'attardée doit encore frapper. Bientôt je m'en irai, non pas "vent debout", mais les pied devant, pour rejoindre les confins.... Je te raconterai....

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