jeudi 7 mai 2015

Poèmes de l'Insignifiant et du Minuscule (70)

Il y a toujours des fado
Comme un fantôme pourpre
Sur des Tage anciens
Qui chantent les ruines 
Des coeurs oubliés

Quand de la baie blanche
Sonne l'écho mélancolique
Les songes qui ne sont pas des songes
Appellent l'âme mutilée
A dire ce qui ne peut dire
C'est la mélopée des paysages perdus
Entendue déjà du fond des siècles
Et qui revient comme l'origine jamais quittée
Murmurer aux oreilles 
L'or et le miel des jours lointains.

2 commentaires:

  1. Le fado est une merveille et tu le dis de façon si belle. Goffette (insufflé par Agnès) l'évoque aussi dans "Les derniers planteurs de fumée" : "je ne peux rien faire, rien, ... contre les fados de Lisbonne", de même "contre les milongas et les tangos des bas-fonds de Buenos Aires", "les chants de fumerie grecque", etc....
    Je lisais cela hier soir.

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    1. Je suis passé un mois à Lisbonne à me balader seul dans ses méandres et ses impasses. Je n'ai jamais oublié cette ville, sa lumière blanche et sa baie qui déroule à ses pieds son tapis d'honneur...Non, je suis d'accord avec Goffette, vraiment, on ne peut rien faire contre les fados de Lisbonne...Lisbonne... et sûrement non plus, c'est vrai, contre les Tangos de Buenos Aires et le Rebetiko des fumeurs et des prisons...Il y a des choses comme ça...

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