jeudi 14 mai 2015

Poèmes de l'Insignifiant et du Minuscule ( 71)

Il regarde par la fenêtre  les promesses du vent
Et de demain essuie les reflets que fleurissent ses iris
Ce sont les ombres d'aujourd'hui pourtant
Et les rides du ciel où s'écoule le temps
Ce sont les peaux blessées
Et la vieillesse qui s'étend
Les ans chavirés dans les ans
Et les siècles dans les secondes
Qu'attend seulement l'amour
De ce que humain veut dire

Et au milieu des vertiges de l'oubli
Où invisibles les restes gisent
Ses voiles de vestiges
Grosses des baisers encore à offrir
Tanguent sous la houle des âges
Lorsque, rétrécis, ses habits de tempête
Tendent leurs lèvres aux vaisseaux meurtris
Qu'elles croisent sur les routes de toujours

Les promesses du vent sont promesses de maintenant
Qui riment dans les palmes et fait naitre des rives
Le zéphyr emporte alors des baumes de menthe 
Où s'oublient les sources des larmes vermeilles


Ce qu'il y a
Les feux des aubes sous la tente des fleuves
Le souffle sans figure ni nom
Le visage de tous les visages
Le vent de tous les vents
La mère de toutes les mères
Et le cours sauvage des sables
Sous la coupole du ciel et le lit de la terre

Ce qu'il y a
Des tombeaux endormis dans le creux des berceaux.






2 commentaires:

  1. "Les ans chavirés dans les ans", je les prends en plein coeur. Et les "tombeaux endormis dans le creux des berceaux". Oui, c'est ça.

    RépondreSupprimer
  2. " Les promesses du vent sont promesses de maintenant "

    Dire que les stoïciens en ont écrit des tomes quand il suffisait de dire ces mots là. Exactement comme ça.
    :)

    RépondreSupprimer