vendredi 29 mai 2015

Rumeurs des Jours et de la Nuit (66)




Ce sont des brumes d'archipel
Tes mots où neigent tes lèvres
J'y dépose mes îles

Ce qui s'y esquissent
Des berges et des rives
Et des havres où les cantiques attendent.


                         *

Les étoiles sont des yeux que la terre entend
Elles donnent à la parole la possibilité du lent
Cette couche du temps qui naît sous ta peau
Où pour une seconde plus rien ne s'attend.


                         *

Je suis enfant des prairies où les couleuvres se mêlent
Enfant des forêts que chantent les flûtes
Enfant des sources de novembre
Les sources, le lit d'où s'écoule mon corps
Les sources, la paix d'où s'envolent les anges
Les sources, enfin, là où je suis.

1 commentaire:

  1. Un archipel d' où jailliraient, enfants de la langue source, des îles neuves, n' est-il pas voué à devenir, un jour, continent ? :)
    J' aime aussi - beaucoup - " la possibilité du lent "..

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