Mille perles qui dorment dans les estuaires d'argent
Mille anneaux qui voguent sur les crètes du zéphyr
Mille terres de cannelle où tout se mêle
Mille océans qui enlacent les capricornes du jour
Mille dunes qui tourbillonnent dans les tourments des siècles
Mille scarabées qui embrassent les falaises de jais
Mille sabres qui filent comme des flèches d'équinoxe
Mille druides qui crèvent les yeux du soir
Mille rives qui serpentent sous le toit de l'univers
Mille clés et mille portes absentes
Mille baisers portés sur les lèvres du temps
Mille grâces espérées des heures de brise
Mille serpents de glace aux aguets sous la langue
Mille années où souffrent les grottes chaudes
Mille remparts contre l'invisible et le silence
Mille mots trop faibles face à ce qui est
Mille promontoires vains pour saisir l'univers
Mille choses au-dessus de mille choses
Mille paix crépuscules des êtres à l'aurore des jours
Mille colombes qui s'égarent dans les cyprès du Jourdain
Mille Dieux qui montrent les ombres de l'épais
Mille fontaines qui fleurissent sur les lits d'hiver
Mille pas qui se posent aux lisières des saisons
Mille collines qui psalmodient des rêves électriques
Mille cités de jade sans routes ni chemins
Mille galaxies auprès de nous, à portée des voix mortes
Mille blasphèmes noyés aux portes des églises
Mille bergers hébergés dans des renoncules d'eau
Mille mains épuisées tendues vers les voûtes de pierre
Mille sommets perdus dans les livres des limbes
Mille séraphins dans le feuillage des ans
Mille fantômes sous les frondaisons de cuivre
Mille épines de velours sous l'édredon de l'amour
Mille âmes endormies, seules, oubliées d'elles-mêmes
Mille chansons dans les impasses
Mille roses à trois doigts
Mille horloges qui annoncent le salut jamais le salut
Mille cannes de feu qui hurlent dans les corps
Mille vagabonds errants dans des nuées vides
Mille sièges funestes qui attendent leur proie
Mille blessures en guirlandes suspendues les soirs de fête
Mille gouffres de sables sous des routes de sel
Mille buissons ardents où Dieu s'est éreinté
Mille enfants des orages émeraudes
Mille graines de miroirs où se mirent les cygnes
Mille reflets lumineux que calme le soleil
Mille routes à travers mille routes
Mille abandons silencieux aux bouches sombres
Mille oreilles sans yeux
Mille épouvantails en plexiglas sur les champs d'éternité
Mille regards d'enfance clos dans des tombes de lune
Mille poulpes tigrés qui caressent les tombeaux étrusques
Mille ! Mille ! Mille ! Mille ! Mille ! Mille ! Mille ! Mille !
Pendant que nous volerons des ailes aux anges
Et extrairons l'eau bénite du coeur des assassins.
Marché d' images pour les jours de disette ( ou d' appétit féroce )..
RépondreSupprimerPour aujourd' hui ce sera une poignée de bergers hébergés dans des renoncules d' eau, un beau serpent de glace, quelques poulpes tigrés et des roses à trois doigts..
Encore, encore.. on en voudrait mille autres ! :)
Mille coursiers en flamme qui vivent sous les paupières éteintes
RépondreSupprimerPour aujourd'hui, ça va ? C'est en prime.-)
Et pour demain, ça sera ?