mercredi 29 avril 2015

Rumeurs des Jours et de la Nuit (65))

J'avais arraché des bouquets de brouillard
Cachés sous les récifs du ciel
Et des vagues inconnues avaient emporté 
Leurs oeillets d'écume 
Dans des fragments de souffle
Jusqu'au pied de ta couche
Où tu flottais dans une nuit diaphane

Alors les songes que je t'avais confiés
Avaient étreint le songe où tu dormais
Et un enfant naquit 
Apporté par la chimère aux matins ailés
Et ce songe des songes murît lentement
Dans la chaleur du ventre d'été
Là où même la roche est fertile
Là où même la saison sèche est humide
Ainsi les bouquets de brouillards
Se sont enlacés dans le frisson des ans
De ta couche fine 
Où encore mes songes rejoignaient les tiens
Car ma terre toujours cherchait sa mer
Et ce qui  respirait sous sa houle parfumée
Des regards d'algues molles
Aux lèvres de sable
Lorsque ce qui se taisait dans l'aube de tes rêves
Agitait des soupirs de miel aux voiles gonflées
Lorsque ce qui se taisait dans l'aube de tes rêves
Berçait toujours le visage de la terre
Et j'ai su que les printemps naissent seulement
Entre les ombres et les silences.


3 commentaires:

  1. Quel fabuleux destin pour cet enfant né d' un père terre et d' une fille mer, d' un embrassement de songes..

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  2. Sur cette croûte coincée entre l'éparpillement du ciel et la compacité du magma central, la vie intense, le feu frotté, la fusion et la fissure des volcans qui s'éclatent.

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  3. Pour moi, c'est comme les épousailles de la flamme et de l'eau, un beau printemps rêvé....

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