La lune est
l’âme blanche où pleurent les pierres
Au dessus des
pénombres figées
C’est un miroir
réfléchi par la mer
La couche des
oiseaux du vent
Où l’amour se
tait et la mort remue
La lune est le
spectre du temps
La course ailée des
siècles
Qui chante les
Dieux incroyants
Dans le sang des
abeilles
La lune est un
camélia de jaspe
La langue rousse
Des regards de
la nuit
Une anémone qui
se ferme
Sur le torrent
Des jours qui reviennent
Des jours qui reviennent
La lune s’est
envolée
Elle enjambe
maintenant le temps
Me voilà vieux
Et encore enfant
Je serre dans
mes bras de fumée
Les matins
blancs de ma vie.
Rien ne nous quitte jamais... Et encore moins l'enfance... Vieux et enfant : c'est cela!
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