mercredi 2 juillet 2014

La Rumeur du monde (4)


Sous la lune blanche

La lune est l’âme blanche où pleurent les pierres
Au dessus des pénombres figées
C’est un miroir réfléchi par la mer
La couche des oiseaux du vent
Où l’amour se tait et la mort remue

La lune est le spectre du temps
La course ailée des siècles
Qui chante les Dieux incroyants
Dans le sang des abeilles

La lune est un camélia de jaspe
La langue rousse
Des regards de la nuit
Une anémone qui se ferme
Sur le torrent 
Des jours qui reviennent

La lune s’est envolée
Elle enjambe maintenant le temps
Me voilà vieux
Et encore enfant
Je serre dans mes bras de fumée
Les matins blancs de ma vie.


1 commentaire:

  1. Rien ne nous quitte jamais... Et encore moins l'enfance... Vieux et enfant : c'est cela!

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