Sans
un geste, sans un mot
Aux
fenêtres accoudé
Inspiré de cet air limpide
Qui
soulève les nuages et élève les idées
Muet,
léger et libre
Je
m’abreuve de plénitudes lumineuses
Et
mes pensées nues s’envolent dans l’air immense
Des
mondes aux parfums d’infinis
Mais
une tique vénéneuse
Jalouse
et rancunière
Mord
ma chair mentale
Elle
s’agite, prolifère et m’encercle
Outrage
et viole les échos fragiles de mon âme
L’air
en moi devient morbide et chagrin
La
haine et ses décrets de vermine
Ont
posé sur ma langue un magistrat
Bedonnant
aux jambes arquées
Qui
remplit ma bouche
De
reptiles visqueux et funèbres
Il
n’y a plus en moi
Que
des escaliers sans fin
Empruntés
par un misérable
Que
trompent les lumières mauvaises
Des
ténèbres fétides où survit son âme.
Dehors
La clarté qui se refuse.
Je deviens banale dans mes commentaires : égal à tant d'autres, ce poème est très beau, on finit dans les escaliers d'Escher....
RépondreSupprimerJ'aime bien parfois ce genre de banalité. Oui, des escaliers qu'on monte pour descendre plus bas encore...
RépondreSupprimerOu que l'on descend pour monter...tant et si bien qu'on ne sait si ce sont de véritables escaliers. Marche avant, marche arrière: qu'importe. Seule compte celle sur laquelle on se tient.
RépondreSupprimerOu alors un ascenseur pour l'échafaud -)
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