Ton âme est une danseuse tzigane
Qui souffre dans un corps vif et déjà mourant
Aux tranchants brûlants comme des sabres d'argent
Ton âme chemine au plus seul de ce qui déjà
Est le plus seul
Avec, au fond de son image, le trouble d'un visage brisé
La limpidité obscure d'une traversée nocturne
Où la seconde concentre tous les siècles.
Je suis jamais et toujours, une date contradictoire
Entre des temps mêlés et insolubles
Ce qu'elle dit, ce qu'elle veut
Sur des sentiers aux abysses sans profondeur
Tu l'ignores
Et alors que tes pas pavoisent de leur vide
Toutes ces routes que tu crois prendre
Tu cherches des oiseaux en fleur
Des baisers de corail aux regards félins
Des essences esquissées
Sur des horizons où rient tes propres fantômes
De la farce que tu te joues
Sur les routes de tes rêves ignorés
Tu trouves ce qui te fait croire à toi
D'autres corps aveugles aux âmes brûlées
Des géants qui t'absorbent et te dévorent
Des feux glacés qui dérobent ta voix
D'autres spectres sans instant et aux jours comptés
L'ivresse des puits sans étendue
Des yeux irisés aux arcades arabiques
Des instances dorées qui s'engendrent dans des mots
-Tes mots - et les peaux de fumées invisibles
Qu'ils prennent pour le monde
Sur les routes de tes rêves ignorés
Où le jamais et le toujours emmêlent de leur nœud
Ce tissu où déjà tu n'es plus
Cette incertitude de ne jamais exprimer rien
De tes sources intimes
Que les ténèbres où tu te caches.
ces routes au bord du vide où nos langues sont pendues..
RépondreSupprimersuperbe ( comme disent, à juste titre, les anonymes.. :)
Et bien pendues-))
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