mardi 1 juillet 2014

Poèmes de l'insignifiance (8)

Tout ce qui veille
Et ce qui garde
Et ce qui maintient
Dans tes heures
Le germe de ce qui vibre
De ce qui éclot
Dans ce qui s’éteint

Tout ce qui te tient
Et te défait
Dans l’étoffe de ta solitude
Tressée par un ciel ivre
Où les anges cuvent leurs silences

Tout ce qui te garde
Auprès de toi
Un démon bavard
Qui porte le nom inaudible
Dès ta naissance
Jamais su.

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