Nous savions tous les deux
Que nous allions baiser
Sur ce matelas indigent
Entouré de mégots et de bouteilles vides
Dans ce taudis de l’amour
Où nous avons voulu
Le matin
Ne jamais nous revoir
Et les jours ont passés
Et le train des tavernes
A roulé mes yeux dans les fumées âcres
De la poursuite vague
A chercher en vain
Un je ne sais quoi d'immortel
D'incorporel parmi les fous et les malades
Dans une ville de glapissements et d'injures
Où les pavés humides de l'aube
Ignoraient mes pas et mes mains
Aux façades indifférentes
Pour tenir debout sur les débris
De mon âme gorgée de bière
Alors je t'ai revue
Aux fenêtres de mes nuits blanches
Les jambes étendues
Fines et nues sur un mur de grès
Et les baisers échangés dans ce lit d'indigence
Ont retrouvé tes hanches
Qu'ils ont fleuri
De mots nouveaux
Aux accents étrangers.
Aux accents étrangers.
What do you want to do ?
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Etrange ces poèmes qu' on croyait connaître, qu' on avait parcourus en tous sens et qui nous apparaissent sous un jour neuf. Une énigme de plus..
RépondreSupprimerLes paysages, les gens, les mots, quand ils nous touchent, on n' en finit jamais avec eux..
Merci Agnès de ne pas en finir, en tout cas trop vite avec ces textes...(au fait j'ai un problème assez grave : j'ai du mal avec mon ordo...je sais pas combien de temps ça peut durer)
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