Là où on ne peut voir
En la pierre partout la pierre
Aucun interstice ne rompt la plénitude
De cette densité tenace
La pierre ne s'offre à aucune clarté
Et n'accueille aucune ombre
La lumière et l'obscurité s'humilient
Face à cette épaisseur impénétrable
Identité compacte
Elle offre la figure de son obstinée permanence
L'entêtement et l'obsession d'être
Dominent les montagnes
Asservissent les cailloux
Matières opaques et bornées
Y dorment pourtant
Des miroirs d'émeraude
Aux chatoiements barbares
Imperceptibles
A ma vue infirme.
Mystérieuses et fascinantes, ces pierres aux quelles on prête, sans doute à raison?, des pouvoirs...un sentiment de crainte aussi parfois.
RépondreSupprimerNous avons en Corse la "Petra Uchiata", diorite orbiculaire qui emprisonne les ondes négatives. Beaucoup en possèdent dans les maisons, souvent à l'état brut sous la simple forme de gros caillou ...
Je ne peux qu'être sensible à votre beau poème.
J'aime beaucoup vos "miroirs d'émeraude aux chatoiements barbares".
Merci pour votre commentaire, bien plus émeraude que barbare..
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