Si bien que les plumes chantantes des quartiers humides
Si bien que le soir sur les avenues aux hôtels nus
Si bien que les demi-lunes accrochées aux portes des villes
Si bien que passant tu te tus
Pour creuser des fossés
Nous offusquions les morsures des coeurs
Pour fleurir les impasses des lèvres
Nous prenions le pollen de l'éblouissant désert
Pour tenir entre nos bras le quoi et le qui
Nous interrogions les questions dormantes
Celles qui frémissent sous le sable
Celles qui bégaient dans la bise
Qui s'envolent à l'appel des singes
Qui s'égarent dans les songes des chairs
Quand des rêves feints
Emanent des souvenirs aux firmaments peints
Et enfin
Pour façonner nos Népals d'enfance
Nous creusions des montagnes vides
Où nous grimpions
Pour mieux encore y descendre
Si bien qu'alors
Si bien qu'enfin
Les demi-lunes ont vêtu les plumes chantantes
Des cités de cygnes borgnes
Lorsque accrochées sur les avenues
Elles lavaient les hôtels humides
De leurs quartiers d'eaux blêmes
Et je passe comme passent les passants
Dans le silence
Des cornes de brumes
Sous la lune insolente
What do you want to do ?
New mail
Un ange nage...Jicé
RépondreSupprimer