mercredi 20 août 2014

Rumeurs des jours et des nuits(28)


Le santal a des mains
Qui ont la forme de ton visage
Des mains aux ailes de trèfles et de lavande
Qui figent les colibris d'Atlante
Lorsque citrons et pourpres
Ils blottissent sur tes lèvres
Les mots que les hommes ne disent pas


Le zéphir emporte alors
Les baumes de mélisse et de menthe
Qui glissent de ta bouche échouée
Sur les larmes vermeilles
Où se noie le souffle des sirènes
Quand trop tard pour le ciel
Les oreilles se taisent et les langues écoutent


Il y a des îles disparues
Enchâssées dans le vide sonore
Plus belles encore
Que les fantômes liquides aux berges turquoises
Plus chaude encore
Qu'un soleil que la nuit embrasse


Ce sont des mots enfouis
Dans des phrases avares
Où tes hanches et tes seins
Dansent librement encore
Entre les virgules


Lorsque le santal avait tes mains
Et qu'il léchait les plumes teintes
De mon corps en guenilles.



2 commentaires:

  1. Je découvre là un blog plein de senteurs, en revenant de chez Almanito...
    Jolie découverte !

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    1. Merci Pascale...J'espère que ces arômes continueront à vous plaire...

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