lundi 11 août 2014

Rumeurs des jours et des nuits (18)

Ce que tout...

Il y a des oreilles dans la nuit où je me jette
Des puits d'éternité où se lavent les cendres lasses
Il y a des loups aux corps agacés qui évoquent les flèches
Comme une prière et un consentement aux larmes et au sang
Les pas incertains dans des villes amères
Les chants des jours légers où l'enfance se mêle aux cerises 
Et des baleines qui hument la saillie des vagues

Il y a des yeux dans le visage des saisons
Des visions fuyant sur les lignes de ma main
Il y a des vigognes qui bavardent et pleurent les volcans éteints
Comme une auréole sèche qui s'égare lorsque les marées ramassent le temps
Des pays vastes dans des pommes brumeuses
Des noces blanches où se perdent des nuits de farine
Et des carrefours aux miroirs brisés qu'achèvent des regards sans voix

Marche alors
Marche le long de l'enchantement de ce monde
Cours au plus sourd de ce que tu entends
Au plus nuit de ce que tu vois
Aveugle-toi enfin pour être ce qui t'appartient
Et brûle tes yeux pour y mettre l'univers

Fuis.




5 commentaires:

  1. Consigner le désert par le vécu laissé...

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    1. Le mettre en dépôt dans son âme vive pour sentir ce qui l'anime, le souvenir chaud des jours heureux, la présence continuelle de la vie sans ombre qui s'éprend..
      Merci beaucoup, Michèle, de ton commentaire...

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    2. Plus rapide que moi Cléanthe :) et laissé deux commentaires avant même de te vous saluer...

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  2. Bonjour Cléanthe,
    Depuis vos commentaires chez Feuilly, je découvre cet Epistrophé-ci, je ne trouvais plus le premier, mais sans doute ai-je tort de les distinguer, ils sont action l'un et l'autre.
    Action du poème, le poète sourcier de l'inouï...

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    1. Il y a eu un problème technique qui m'a contraint à ouvrir celui-ci. C'est avec plaisir que je vous y accueille (et merci pour votre aimable remarque-)

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