La vie...Là...En tout cas...
Un
dedans sans dehors
Elle est
tout ce qui n’est pas elle
Et tout
ce qui n’est pas elle est par elle
Elle
accouche du monde
Et se
donne à elle-même
La vie
intérieure
Un
endroit sans espace
Un être
sans lieu
Des
apparaissances y ondulent
S’éloignent
puis se perdent
Dans un
séjour mobile
La
vie intérieure
Un
carrousel pour le vide
Sur des
chevaux de pensées
Et quand
je bois
C’est le
vin qui s’y abreuve
Et
s’enivre de ses vapeurs
La vie
intérieure
Proche
et lointaine
Elle est
une coupure
Qui
scinde l’univers
Tout y
vit même ce qui est mort
Ce qui
rit est ce qui y pleure
La vie
intérieure
Dans les
métros bondés
Elle se
côtoie
Se
frotte et s’ignore
Dans la
grande lassitude
Des
foules assoupies
Où elle
se croit plurielle
La vie
intérieure
Elle est
ce silence immense
Cette
condamnation solitaire
Qui
penche ma tête
Sur ce
qui rend humain
La
certitude de l’incertain
Et
l’assurance d’une réponse finale
La vie
intérieure
Une et
insécable
Elle est
cette main invisible
Qui
palpe seule
Le
souffle qui nous pousse.
Je crois bien que c'est Michel-Ange qui disait (ou écrivait): "c'est la montagne qui me donne mes sculptures. Moi, je ne fais qu'enlever ce que je pense être en trop". Chaque montagne a sa vie intérieure et chaque vent le souffle qui balaye. JC
RépondreSupprimerComme chaque page blanche et comme chaque mot qui ôte du blanc à sa blancheur
SupprimerMerci pour le commentaire.
Ce pan de peau mi-morte mi-vive (follement l'une et l'autre) flanqué par Michel-Ange sur le mur du "Jugement dernier" avec une magistrale insolence. Le décrocher pour l'étaler sur la table de travail...
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