mardi 28 octobre 2014

Chemins de la ville basse (15)

Arracher du sol
Exposé à la lumière crue de midi
Immobile et nu
Sur le tombeau d'une savane sèche
Le sol jaune ne nourrit rien
Sur lequel je suis
Pardon sur lequel toujours
Ai été
Pas loin non pas près non plus
Des promesses
Peut-être l'avenir comme promesse
Promesse
Et toujours étendu sale
Sur le sable blanc
Au milieu du soleil
Dans une terre solaire
Et ne plus bouger
De là d'ici
Et sur cette plaine sans limite
Quelques mots 
Demain par exemple ou attendre
Alors un autre mot arrive
Plus sérieux
Je dis oui
A ce qui se passe
A ce que je suis
Oui à ce plateau vide
A mes reptations
Sur le sable blanc
Au milieu des ronces qui sourient
Des orties qui s'esclaffent
Oui à l'urticaire sur ma peau
Dans l'herbe brisée par l'absence
Univers sans diable ni dieu
Ni homme ni femme
Animal oui à l'animal
Couché nu
Sur le feu sans flamme
Brûlant les chairs 
Et les vents qui poussent cette odeur
Dans les plaines sans limites
Qui bordent les voies rapides
Où des Porsches* d'apocalypse
Hurlent leur solitude hallucinée.

*il s'agit de la Porsche 936 avec laquelle Jackie Ickx a gagné les 24 heures du Mans (avec Derek Bell)
What do you want to do ?
New mail
What do you want to do ?
New mail
What do you want to do ?
New mail

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire