Trop souvent, comme une pierre définitivement
Galet caillou roche
Tu acquiesças à
l’engourdissement :
Un ralentissement d’abord,
Ensuite un rétrécissement de tes
intervalles
Tu devins objet, tu le voulus
La contraction anodine d’un être hors
délai
Comme une dernière goutte après la
pluie
Un amenuisement de ta sensibilité
Un retard saisonnier.
C’est pourquoi
L’infini devint ta tragédie et l’excuse
accordée
A l’aimante impotence de tes artifices
Lacis de détroits ensommeillés
Qui n’ouvraient que sur toi-même.
Ainsi, météore heimatlos
Seules des comètes aux turbans
incendiés
Enumèrent sur la surface sèche de ta
vie
Tous les efforts que tu fis
A ne pas être toi
Tu mets tant de soin à éviter
Tes prunelles éteintes
Comme le soir, les amoureux esquivent
Le remords de l'unité
En s’oubliant dans l’amour.
Il
y a si peu en toi...
Parfois, il a tant fallu d’astuces
Tant
d’épuisements vains,
Pour
écarter l’ignoble profusion
De tes paysages de misère.
De tes paysages de misère.
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