C'est le vent qui a poussé la pierre sur laquelle je suis perché
Je n'ai pas bougé, c'est elle qui s'est glissée sous moi
C'est à elle de se demander ce qu'elle fait là pas à moi
Qui ne demande rien à personne
Et en appelle seulement à la responsabilité du vent
Immobiles
Ce sont les choses qui se meuvent
Tantôt la lune entre les branchages
Tantôt la lumière sous la mer
Tantôt le ciel où courent des attelages de nuages
Tantôt les vagues brunes qui enrobent ma langue
Tantôt les crêtes obscures où la guerre brûle
Tantôt la couleur de la nuit et l'ombre des fleurs
Ce sont les choses qui se meuvent
Tout autour
Moi je reste assis
Le regard fixe
Dans une maison de paille
Où rien ne peut me saisir
Où tout est là
dans l'attente du vide.
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