Les années, les mois et les jours
Les
heures, les minutes et les secondes
Sont
uniques et sans mémoire
La
réalité n’a pas de passé
Et
le moindre courant du fleuve
Ne
rappelle aucun autre courant du fleuve
Rien
ne revient
Et
chaque saison est sa propre mère
Et
son propre père
Le
monde vient de lui-même
Et
retourne à lui-même
Moi
qui le regarde
Suis
à moi-même seulement l’instant qui est
Tout
est présent à soi
Il
n’y a pas d’écart dans cette plénitude
Où
je coïncide à ce que je sens
Aux souvenirs d’avenir
Aux chimères scintillantes
D’un
devenir sans existence
Dans
lequel nous croyons être né
Mais
cette figure est le mensonge
De
celui qui pense au lieu de sentir
Je
suis sans visage, sans propriété et sans qualité
Je
suis ce présent qui est vent, murmure ou flot
Oiseaux
sous le ciel ou feuilles frissonnantes
Comprendre
est la faille
D’une
conscience qui efface
Pour
unir et creuser des vides
Là
où il n’y a que plein
Plutôt
être un polype suspendu entre les eaux
Sans
histoire et sans légende
Et
qui n’est ce qu’il est qu’au moment où il l’est.
mais qui n'écrit pas de poésies....
RépondreSupprimerOn ne sait jamais, tout est toujours possible, des polypes myopes sans passé dévorant et pourtant rimeurs de coraux.
SupprimerAllo? Tu es là? Rachel pleure.
RépondreSupprimerComme son téléphone enfin je suppose-)
SupprimerJe vois très mal (mais alors!) Rachel en clodette!
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