jeudi 23 octobre 2014

Poèmes du Minuscule et de l'Insignifiant (46)

Je porte
Des traces transparentes
Dans des mains
Closes aux mirages calcaires

Je trace
Des routes froides
Vers des ventres de verre
Aux doigts endormis

Je marche
A côté de l’effroi
Souverain
Aux grimaces taciturnes

Je loge
En moi la farine
Inféconde des jours
Et la stérilité des heures grises.

Je songe
Aux somnolences des mousses
Aux éclats fauves
De la mère exilée

Je poursuis
Ce qui dort
Non pour le révéler
Mais pour y sommeiller


Dans l'attente oubliée
De l’ultime pas de demain.
Je m’étends
Paisible et oblique
Dans la fureur tue
D’un visage
Qui se perd.
Et d’un nom
Qui s’efface.
.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire