Je vois dans mon visage
Un vieillard qui se promène
Discret et détendu
Il prend mes traits
Le front, les joues, les lèvres
Qu’il file sur une trame
Que je devine.
Je vois le vieillard qui est en moi
Dans ce regard qui n’est déjà plus
Le mien
Je l’évite distraitement
Comme on ignore
Sans le savoir
Ce qui n'a jamais encore éclos.
Je n’ai rien voulu
De l’être que je n’ai jamais été
Et que je ne serais plus.
Je n’ai rien fait de cette vie
Rien qui m’appartint
Rien qui me rapprocha
De la tromperie de ce que je croyais
être.
Sans propriété
J’attends impuissant
Le vieillard que je suis
Jouant déjà sa vie
Dans ce corps d’enfance
Dont il fut l’hôte anonyme
Quoi d’autres ?
Hemm! Très songeuse soudain avec ces "fleurs d’encre crachant des pollens en virgule".... Vous n'en êtes pas encore là...
RépondreSupprimerQuel vers quand même ce vers de Rimbaud...Non là on n'y sera jamais...-)
SupprimerQui peut dire qu'il ne se reconnait pas à travers ce poème?
RépondreSupprimerL'un de mes préférés je crois.
Tant que l'on peut encore s'y reconnaître, c'est que tout va bien. Merci Alma...
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