mardi 21 octobre 2014

Poème du Minuscule et de l'Insignifiant (45)

Ce qui s'écartent des chemins est aussi un chemin

On a beau faire rien n'échappe aux traces de ses pas
On a beau dire les collines traversées
Restent des collines traversées
Et les routes empruntées toujours des routes empruntées

Tout - routes, chemins, collines et forêts -
S'inclinent vers les matins
Comme un salut anticipé
Adressé au couronnement de la nuit

Peut-être faudrait-il dresser une géographie des à-côtés
Mais l'impossibilité illumine la tentative d'une lumière narquoise:
Les ravins espérés sont les ravins de tous
Et les routes qui les suggèrent
Baignent toutes dans l'ombre commune

Il n'y a ni traverses ni dérives
Juste la mer et ses courants
Qui filent par ci, par là
Froids, tièdes et chauds.

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