jeudi 9 octobre 2014
Rumeurs des Jours et de la Nuit (42)
Mon pas est vif comme un matin de novembre
Il trace à mon insu un chemin que je ne connais pas
Et me conduit ainsi jusqu'à des lieux d'étonnement
Je vis cahins cahots entre deux émerveillements
L'émerveillement d'enfance
Qui refuse la réponse qui l'éteindrait
Chaque instant vivant est le monde à nouveau neuf
Et ce qui surprend c'est qu'il puisse vieillir
Seulement dans les consciences aux gants usés
Voir n'est pas comprendre
Parousie ou apocalypse
Tout est bon pour déchirer le voile
Et s'éblouir encore de ce qui se sent
Une vallée perdue dans les brumes
Des torrents infinis sur les grandes avenues
Dans la nuit voir seulement le jour qui s'y tapit
Dans l'eau le sec qui y dort
Et dans la lumière l'obscurité dont elle nait
Il n'y a plus d'âge alors
Ni même de siècles
Pour celui qui ne fait que contempler
La misère elle-même est une richesse
Et le plomb qui empèse les vies
Emprunte à l'éternelle substance
Les ailes de l'amour diaphane
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Oui, on est surpris que l'on puisse vieillir quand, chaque matin, on a l'impression de venir au monde à nouveau, qu'on songe à tous les possibles et qu'on ne sait pas ce qui nous attend.......
RépondreSupprimerS'exercer à trouver dans les choses les plus familières et les plus banales l'étrangeté dans laquelle elles baignent éliminent radicalement les rides et autres ankyloseriez de l'esprit...
Supprimer"On a la gueule qu'on mérite", ce n'est pas de moi, mais je me fiche des rides.... Moins des ankyloseries de l'esprit.
SupprimerFallait entendre les rides DE l'esprit et DES ankylmoseries de l'esprit...
SupprimerPardon pour ma sottise!
RépondreSupprimeret les ankylMomeries de l'esprit...comme ça aussi tiens...
Supprimer